L’addiction au fromage

Etes vous addict au fromage ?

Dimanche dernier je donnais ma toute première conférence sur l’alimentation et son impact sur notre santé.

Mes auditeurs étaient très intéressés et les questions n’ont pas tardées à arriver dont une qui m’a inspirée pour créer cet article

Une des personnes présente, qui faisait attention à son hygiène de vie, me disait qu’elle avait de nombreuses allergies et que ces allergies lui gâchaient la vie.

Bien qu’elle savait que la consommation de fromage était néfaste pour ses intestins, elle ne pouvait s’empêcher de “craquer” régulièrement et même si ne elle ne consommait “que du fromage de chèvre” elle se trouvait dans un cercle vicieux, entretenant ses problèmes. Elle était addicte au fromage.

Il faut savoir que les allergies sont dues à une muqueuse intestinale défaillante.

Au début de notre vie, lorsque nous commençons à consommer des produits qui ne sont pas physiologiques pour nous, comme le lait de vache pour les bébés comme pour les plus grands et aussi le gluten, nous mettons en péril notre microbiote intestinal. En effet, ces produits agressent les jonctions serrées des intestins (milieu externe de l’organisme). A ce stade, ces jonctions se régénèrent d’elles mêmes.

Ensuite, à chaque consommation suivante, jour après jour, repas après repas, année après année, ces aliments vont  agraver ce phénomène et le milieu ne parvient plus à se régénerer.

Les jonctions serrées sont là pour empêcher le passages de molécules étrangères dans le sang (milieu interne). Ce sont des cellules représentant un fin maillage sur vos muqueuses intestinales qui servent à empêcher tout intrus à entrer dans le milieu interne. Car tout ce qui entre dans le sang va, à terme, causer des pathologies. L’organisme va tout faire pour maintenir notre santé en équilibre et le système immunitaire, dont le rôle est de détecter et éliminer les intrus se met au travail. Mais vu l’ampleur de la tâche, et puisque vous continuez à consommer ces produits sans en connaître les risques, il va progressivement être incapable d’organiser une attaque en règle contre l’ennemi, il est dépassé. A l’image d’une ville assiégée dont l’armée n’aurait plus de munitions.

Vous avez franchi la ligne rouge ! 

Les pathologies arrivent. Au début, elles ne sont pas perceptibles donc on entend le traditionnel “non, mais moi, je peux en manger, ça ne me fait rien” et lorsque l’on commence à en ressentir les effets, le stade est souvent très avancé et le travail pour réparer beaucoup plus difficile.

Lorsque le maillage de la muqueuse intestinale s’ouvre trop souvent ou lorsqu’il est incapable de se réparer, le désordre s’installe.

Mais alors, pourquoi l'addiction ?

Au fil du temps, vous avez consommé une variété d’aliments assez restreints et pas forcément physiologiques.

Souvent les mêmes aliments reviennent en boucle dans un régime alimentaire occidental et ce faisant, la diversité des bactéries au sein de votre microbiote s’amenuise en l’absence de nourriture essentielle pour elles.

Les bactéries qui forment notre microbiote intestinal sont le reflet de notre alimentation. Elles ont chacune un rôle bien défini et chacune se nourrit de l’aliment qui lui est destiné.   En l’absence de certains aliments qui devraient faire partie de notre assiette, les bactéries qui sont sensées s’en nourrir meurent et laisse la place à d’autres qui vont prendre le dessus en se démultipliant puisque vous leurs fournissez plus de carburant que ce qui devrait être.

Et puis un jour, vous apprenez que tel ou tel aliment, comme par exemple le fromage ici, n’est pas bon pour vous et vous décidez d’arrêter d’en consommer.

Mais en fait, vous affamez ces bactéries qui vont s’empresser d’envoyer des messages à votre cerveau en réclamant leur dose telles des droguées !

De récentes études ont mis en lumière l’importance de l’influence des bactéries sur notre système de récompense. Lorsque l’on consomme un aliment que l’on aime, on ressent du plaisir. Ce plaisir est dû à un neurotransmetteur, la dopamine, qui est l’une des 4 hormones du plaisir. Si ce centre du plaisir est stimulé souvent, un déséquilibre va se créer, et vos bactéries vont en redemander sans cesse, vous entraînant dans une addiction.

Certes se nourrir doit être un plaisir, mais pas au dépend de notre bonne santé.  

Alors, comment s'en sortir ?

En premier, il faut réparer les intestins et redonner de la diversité à votre microbiote. Celà ne se fera pas en un jour mais vous n’avez pas créé le déséquilibre en un jour, n’est ce pas ? 

Réparer son microbiote est plus ou moins facile suivant le stade de déséquilibre atteint.

Notre flore intestinale est, telle des empreintes digitales, unique à chaque personne. C’est à dire que aucun autre être humain n’a le même microbiote de vous.

C’est vous dire la difficulté de régénérer ce milieu. 

Il est important de savoir aussi que les probiotiques vous apporteront une variété limitée de bactéries car aucun laboratoire, malgré leur messages publicitaires vous vantant les mérites de leur produit, ne pourra recréer à l’identique votre flore intestinale.

Idem pour les greffes fécales qui peuvent, dans des cas extrêmes, sauver la vie de certaines personnes. Des personnes recevant ces greffes voient leur fonctionnement totalement modifié car nos bactéries sont la signature de nos humeurs et de nos réactions émotionnelles. Elles seront certes, débarassées de leur pathologie mais comme toute autre greffe, ce qui appartient à une tiers personne, est empreint de son energie vitale et n’est pas sensé être interchangeable même si ça peut sauver des vies.

La solution est de rééduquer votre microbiote en consommant le plus possible des jus de légumes, des  fruits et légumes crus, de saisons et locaux quand c’est possible et que vos intestins vous le permettent. Rajouter, en petites quantités, des lacto-fermentations dans votre ration quotidienne : légumes fermentés, kéfir, kombucha ou autre. Idem, vérifiez que ça ne vous apporte pas de désagréments, allez-y doucement.

Vous pouvez aussi prendre des prébiotiques qui vont avoir pour effet de nourrir convenablement vos bactéries et ainsi recréer de la diversité ou tout du moins un certain équilibre.

Au début, remplacez le fromage animal par le fromage végétal en priorisant les spécialités fermentées et/ou à base de coco ou d’amandes. Une marque en particulier a ma faveur, il s’agit des spécialités Violife enrichies en vitamine  B12, que vous pouvez trouver en grande surface (il suffit de consulter leur rubrique “où nous trouver”). Ils ne sont pas bio mais leur communication est transparente.

Si je vous dis plutôt coco ou amande c’est parce que la majorité des spécialités végétales sont à base de soja. Ça n’est pas le soja qui est mauvais mais sa consommation excessive. Donc, vous pouvez si vous aimez ça, mais variez les plaisirs. 

D’autre part, essayez progressivement d’espacer les repas avec ces produits car, fromage animal comme spécialité végétale doivent être consommés ponctuellement.

Et sur le plan émotionnel ?

Comme je vous disais plus haut, notre microbiote est le reflet de notre environnement mais aussi de nos émotions, et ça peu de personnes le savent.

Donc, ne culpabilisez pas lorsque vous craquez. Mais essayez plutôt d’apprivoiser ces émotions et pour cela, quelques pratiques efficaces sont à votre disposition.

Tout d’abord, la cohérence cardiaque 2 à 3 fois par jour. Je vous en parle ICI

Vous pouvez aussi avoir recours aux fleurs de Bach, extremement efficaces sur les émotions si elles sont bien conseillées et surtout prises suffisament longtemps. C’est à dire minimum 2 mois.

Et pour finir, les méditations de reprogrammation de votre mental et là, sans hésitation, je ne pourrais que vous conseiller les techniques du Dr Joe Dispenza.

Quoi qu’il en soit, soyez bienveillant envers votre corps. Il vous rend ce que vous lui avez fait subir mais il n’est pas rancunier. Si vous le chouchoutez et comblez ses besoins il saura bien vous le rendre au quintuple et le resultat sera gagnant gagnant.

Faites vous accompagner

Je vous propose des séances d’accompagnement afin de mener une transition alimentaire douce et efficace.

N’hésitez pas à faire appel à moi ou à tout autre professionnel qui pourra vous conseiller.

Pour terminer

Si vous êtes abonné-e-s à la plateforme www.Gaia.com, je ne peux que vous encourager à visionner l’excellent film/documentaire “le ventre” de Kale Brock qui est une mine d’informations sur les experiences menées en matière de microbiote.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Reste informé

Reçois des conseils santé tous les mois.

Promis, on ne spammera pas !